Géoparc candidat La Hague
2.1 milliards d’année, le récit minéral d’une planète en mouvement
Le Géoparc en chiffres
Localisation et gouvernance
Situé au nord ouest de la péninsule du Cotentin, en Normandie, Le Géoparc La Hague couvre une superficie de 17 350 hectares dont 15 000 hectares de surface terrestre et près de 2 350 hectares de surface maritime. Entouré de nombreux partenaires (acteurs de l’éducation, gestionnaires d’espaces naturels, professionnels du tourisme, …), et fort d’un équipement majeur, le Tourp, maison de La Hague, le Géoparc la Hague est géré par la commune de La Hague, commune nouvelle qui regroupe 19 communes déléguées.
Un condensé de géologie
Il y a environ 2 milliards d'années, une première chaîne de montagnes émerge de l'océan primitif, la chaîne icartienne. Entre 650 et 540 millions d’années, la fermeture de l’océan celtique provoque l’émergence de la chaîne cadomienne qui s’accompagne de différentes phases d’intrusions magmatiques. Le métamorphisme qui en résulte transforme les roches icartiennes, en gneiss. Entre 550 et 540 millions d’années, l’érosion de la chaîne cadomienne se traduit ensuite par une forte sédimentation, continentale puis marine. Plusieurs milliers de mètres de schistes et de grès avec pour certains leur cortège de fossiles en résultent. Entre 420 et 250 millions d’années, après la fermeture de l’océan rhéique, les plaques armoricaine et baltique entrent en collision et donnent naissance à la chaîne varisque. Au-delà des injections de filons et d’une importante zone de cisaillement, la série sédimentaire issue de l’érosion de la chaîne cadomienne se retrouve quasi à la verticale. La chaîne varisque entre ensuite dans un processus d’érosion. Enfin, au début du Quaternaire, un premier grand refroidissement climatique s’amorce avec une importante régression marine amenant la mer de la Manche à l’assèchement (-120 mètres). Cette période est globalement marquée par des alternances de périodes glaciaires et interglaciaires entraînant des variations du niveau marin et pendant lesquelles se déposent des lœss et des coulées boueuses (heads), constituant certaines falaises meubles de La Hague.
Partez à la découverte du Géoparc
Riche de 2.1 milliards d’années d’histoire de la Terre, ce qui en fait un des plus anciens complexes rocheux de France, le Géoparc La Hague se caractérise par une exceptionnelle diversité de formations géologiques et une profondeur temporelle remarquable pour un territoire de seulement 150 km². A partir des vestiges de trois chaînes de montagnes et 220 000 ans d’histoire du climat, il permet de raconter l’origine de la mosaïque des paysages de la péninsule, la richesse de ses écosystèmes et la diversité des matériaux mis en oeuvre dans le bâti local. Il met en lumière ce que des formes visibles, matérielles, mais aussi invisibles, voire immatérielles peuvent révéler de notre Histoire à tous, l’Histoire de notre Planète, et notre histoire à nous, éminemment locale, histoire des Hommes et des femmes qui ont habité La Hague et qui l’incarnent aujourd’hui. Les variations climatiques du Quaternaire lisibles sur ses côtes permettent en outre d’appréhender les enjeux du réchauffement climatique aujourd’hui et particulièrement les risques liés à la remontée du niveau marin. Depuis plusieurs années maintenant, des outils d’interprétation à destination du grand public et une offre pédagogique développée pour les différents cycles scolaires ont été développés. Le Géoparc La Hague se veut un outil de sensibilisation et d’éducation au service de la préservation du territoire. Donner à comprendre pour mieux protéger, tel est l’objectif poursuivi !










